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Posts Tagged ‘Nationalisme’

Par Arlette Tampan Cifuentes

Le nationalisme thaïlandais est un nationalisme ethnique. Celui-ci est mis en place par la royauté qui désire créer une nation partageant une langue commune, des valeurs et une culture. Le monarque, Vajiravudh, définit l’identité Thaï sans considérer les minorités ethniques sur le territoire, ce qui amène à distinguer les ¨vrais¨ Thaï  des non-Thaï. À ses débuts le nationalisme se compose de trois éléments : le roi, la nation et la religion. En 1932, l’État-nation établi par la royauté est remis en question par les militaires. Ces derniers prendront le pouvoir et tenteront de redéfinir le nationalisme Thaï (Kratoska, 1999).

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Par Arlette Tampan Cifuentes

La Birmanie, pays de l’Asie du Sud-Est, est un territoire peuplé d’une multitude de groupes ethniques. Il n’est alors pas surprenant que le concept du nationalisme ne soit pas le même pour tous. Les principaux acteurs sont les Birmans qu’on retrouve en Haute-Birmanie, les Môns en Basse-Birmanie et au centre du pays, les Shans (De Koninck, 2005). Le nationalisme birman mise sur le bouddhisme, le sentiment anticolonialiste et l’assimilation des minorités ethniques. Ce dernier élément amène maintes divisions dans la construction d’un état indépendant.
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Par Aurélien Clément

Malgré les apparences et la volonté des autorités thaïlandaises d’homogénéiser la population sous une seule culture, la culture thaïe, la Thaïlande n’en reste pas moins un pays multiethnique, multiculturel et multiconfessionnel. Même si la proportion des ethnies Thaï reste largement dominante, elles cohabitent avec d’autres communautés plus ou moins assimilées à la nation. Traditionnellement, on distingue quatre grandes familles, les Thaï majoritaires, les Karen le long de la frontière birmane, les Malais au Sud à la frontière malaise et les Khmers à l’Ouest proche du Cambodge. Pourtant, il demeure une plus grande déclinaison de minorités ethniques en Thaïlande, surtout dans les régions montagneuses du Nord et du Nord-Est.

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Par Emmanuel Leroux-Nega

Le monde se globalise de plus en plus rapidement. Or, la globalisation ne se contente pas d’agir sur l’économie. Elle impacte fortement plusieurs pans sociaux, dont le nationalisme et l’identité nationale. Malgré quelques années de retard, l’Asie du Sud-est emboîte le pas. Les pays de la région, au cœur d’une des zones de passages commerciales les plus anciennes et utilisés, s’ouvrent davantage chaque jour sur le monde. Le Vietnam, acteur historique majeur de la région, entre aussi dans la danse mondiale, mais à son rythme. Dû à sa nature communiste et aux apprentissages du passé, le Vietnam opère aujourd’hui prudemment son virage global

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Par Emmanuel Leroux-Nega

La plupart des pays de la région ont  su développer un nationalisme territorial englobant la multitude de communautés et ethnies de leur pays. Ce n’est pas le cas de la Thaïlande : à travers la construction de l’identité thaïe et le contrôle de sa définition, les régimes autoritaires ont façonné le nationalisme thaïlandais. En élaborant un carcan identitaire très étroit, ils ont forcé la population thaïe à adopter certains comportements et à penser d’une certaine manière. Les individus, inconsciemment ou non, se soumettent au risque d’être qualifiés de non-Thaïs.

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Par Pierre Fiola

En Thaïlande, près de 80% des capitaux sur le marché appartiennent à des nationaux d’origine chinoise malgré le fait que ceux-ci ne forment pas 10% de la population [1].  Pourtant, ils ne sont pas perçus comme envahissants, ni dérangeants, et encore moins comme des voleurs d’emplois.

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Par Aurélien Clément

Le nationalisme thaïlandais basé sur les caractéristiques des ethnies thaïes fut instrumentalisé à différentes fins en fonction des époques, servant de liens unificateurs à la nation pour contrer les impérialismes de la fin du 19e siècle au début du 20e, il devint à partir de 1938 un vecteur d’expansion et d’affirmation territorial sous le gouvernement de Phibun. Aujourd’hui encore, ces principes inhérents au nationalisme thaïlandais sont de rigueur et à chaque période de crise, comme celle de 1997, la dimension ethnique est invoquée tour à tour pour inclure ou exclure ; tandis que le respect des institutions en particulier la monarchie est toujours pris très au sérieux .

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