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Archive for the ‘Sécurité’ Category

Par Patrick Milochevitch

L’Asie du Sud-Est est le théâtre, rarement médiatisé en Occident, de plusieurs guérillas armées, légitimées par des considérations de nature identitaires et religieuses. Ces foyers de tensions ethniques illustrent les difficultés que rencontrent les États-Nations de la région dans l’intégration des minorités ethniques et dans le maintien de l’équilibre lié à la diversité religieuse locale.
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Par Pierre Fiola

Être bien intentionné ne garantit pas de bons résultats.  Cette théorie s’applique aussi bien en matière de relation personnelle qu’en matière de relations internationales.  Voici comment un pays stable et relativement prospère, tentant d’agir pour le mieux, s’est retrouvé dans une situation difficile.

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Par Samuel Barbas

Le Détroit de Malacca accueille quotidiennement entre 600 et 800 navires marchands et 80% des importations pétrolières japonaises (Ellis 2003). Les installations portuaires singapouriennes accueillent quant à elles une vingtaine de millions de conteneurs. Ceci représente un volume de fret de plus de 400 millions de tonnes par année, faisant de Singapour est le port le plus actif au monde (Asian Economic News 2006).

La piraterie sur mer n’est pas un phénomène propre à Singapour. Toutefois, la cité-État, à cause de son rôle de leader économique régional et de sa contiguïté géographique avec le Détroit de Malacca, est obligée d’accorder une grande importance au phénomène.
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Par Samuel Barbas

Le Code pénal singapourien identifie plusieurs crimes susceptibles d’être punis par la peine de mort ou par des châtiments corporels. La peine capitale est systématiquement appliquée dans les cas de meurtre, trafic de drogues et certaines formes de kidnapping tandis que les châtiments corporels sont la punition pour une trentaine d’offenses violentes et non violentes, comme le viol, le vol, le vandalisme et la transgression des lois sur l’immigration. Plusieurs organismes de protection des droits de l’Homme considèrent ces méthodes inhumaines. Face aux pressions internationales, le gouvernement a promis d’adopter une attitude d’ouverture face à une modification éventuelle de sa législation sur la peine de mort. Toutefois, ce même gouvernement n’a jamais accepté que les représentants du respect des droits humains visitent les prisons du pays [1].

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Par Samuel Barbas

Pour faire suite au premier billet portant sur le monopole gouvernemental concernant les élections, il sera question ici du contrôle du gouvernement sur sa population et les médias. Pour mieux comprendre ce dont il s’agit, rappelons simplement l’illégalité des rassemblements de cinq personnes ou plus à des fins politiques, ainsi que les poursuites judiciaires systématiques par le gouvernement pour diffamation [1]. Malgré ces lourdes mesures, les Singapouriens ne sont que très peu à quitter le pays.

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Par Audrey Reeves

À la suite du refus de la junte militaire birmane de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire internationale aux populations éprouvées par le passage du cyclone Nargis en mai 2008, le principe de responsabilité de protéger a été invoqué pour défendre la possibilité de forcer l’entrée de l’aide humanitaire au Myanmar [1]. Avec l’expérience de la débâcle irakienne, on peut toutefois s’attendre à ce que toute volonté de forcer l’entrée d’un État en invoquant des raisons d’ordre moral soit confrontée au scepticisme de la communauté internationale [2]. L’expérience du Myanmar a fait ressortir les difficultés de mettre en application le principe responsabilité de protéger et l’importance de chercher des voies alternatives pour assurer la sécurité des populations lors de désastres humanitaires. Dans cette perspective, il paraît important d’attirer l’attention sur l’apport potentiel des organisations régionales, en particulier l’ASEAN, dans le cas de l’Asie du Sud-Est.

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Par Audrey Reeves

Du retrait de la puissance coloniale portugaise en 1974-1975 jusqu’aux années 1990, le Timor-Oriental a été le lieu de violations importantes des droits humains perpétrées par les troupes indonésiennes sur la population timoraise orientale [1]. À la fin des années 1990, la communauté internationale, par le biais de l’Organisation des Nations Unies, s’est mobilisée de façon à permettre la tenue d’une consultation populaire et d’un processus de construction de la nation au bout duquel le Timor-Leste devient un État indépendant le 20 mai 2002 [2]. Ce processus de création de l’État et de la nation a pris place sous la supervision de l’Administration transitoire des Nations Unies au Timor oriental (ATNUTO). Si cette dernière a réussi à mener le Timor-Leste à l’indépendance, ses objectifs de construction de la nation n’ont été atteints que très partiellement, à cause d’une tension entre les différents objectifs de la mission et d’une incapacité à intégrer les Timorais dans le processus de gouvernance.

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Par Audrey Reeves

Au cours de la dernière décennie, la région d’Asie du Sud-est a connu le taux de croissance le plus élevé du monde . L’une des caractéristiques fondamentales de cette croissance est le commerce par voie maritime, certains auteurs allant jusqu’à décrire la région comme le « centre du réseau maritime mondial » . Or, des inquiétudes ont été formulées par plusieurs agents gouvernementaux et médias occidentaux quant à la vulnérabilité des infrastructures portuaires et des principales voies de navigations face aux risques de piraterie et de terrorisme maritime dans la région, mettant ainsi à risque l’économie mondiale . Si ces inquiétudes sont fondées, elles doivent toutefois être tempérées par la faible probabilité de voir ce type d’attaque survenir et les stratégies mises en place par les États de l’ASEAN face à cette menace. Dans ces conditions, les grandes puissances maritimes régionales et mondiales devraient se garder d’imposer aux États de l’ASEAN des stratégies institutionnelles et juridiques rigides ne convenant pas au type de régionalisme de cette région. Elles devraient plutôt se concentrer sur l’apport d’un support technique et organisationnel aux efforts endogènes de l’ASEAN et de son Forum régional. En effet, ceux-ci font preuve, à travers leur stratégie de lutte contre le terrorisme maritime, d’une capacité sous-estimée d’adaptation aux menaces contemporaines.

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Par Audrey Reeves

Depuis sa création en 1967, l’Association des nations de l’Asie du Sud-est (ANASE, mieux connue sous l’acronyme de son appellation anglaise, ASEAN) a su prendre sa place dans l’arène internationale dans un équilibre délicat entre deux géants. En effet, la Chine y a développé une activité diplomatique et économique en croissance constante et les États-Unis y dominent la structure de sécurité régionale par une panoplie de relations bilatérales avec les États de la région [1]. L’ASEAN, qui regroupe l’Indonésie, la Malaysia, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, le Brunei, le Vietnam, le Laos, le Myanmar et le Cambodge, est reconnue comme une organisation favorisant stabilité régionale et dynamisme économique en Asie du Sud-est [2] . Elle a joue aussi un rôle important dans le maintien de la sécurité et la gestion des conflits entre les États de la région. Cependant, la capacité de l’ASEAN à s’adapter à la diversité des menaces propres à l’après guerre froide demeurent incertaines puisque son mode de fonctionnement est mal adapter pour intervenir lors de conflits intraétatiques.

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