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Archive for 6 juillet 2008

Par Camille Gaudreault

La démocratie aux Philippines est souvent décrite comme étant une «démocratie spectacle». Pourquoi?  Parce qu’à la vice-présidence, à la présidence il y a eu une vedette du cinéma philippin, Joseph Estrada et qu’au Sénat «sur les vingt-quatre sénateurs élus en 2001, par exemple, six étaient d’anciens acteurs, présentateurs de télévision ou sportifs reconnus au niveau national» (Camroux 2006). Depuis la chute de Marcos en 1986, les gouvernements ont tenté d’assainir les mœurs politiques et de renforcer le système démocratique. Cependant, la démocratie philippine est bien fragile. Elle est minée par la corruption, par la présence du patrimonialisme et d’une oligarchie très proche du pouvoir. Elle est donc plus une question d’élite que de représentation populaire.

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Par Arnaud Daoust Janson

Calqué sur l’acronyme O.P.E.P., la création de l’O.P.E.R (Organisation des Pays Exportateur de Riz), est un évènement qui reste en suspens. C’est le premier ministre thaïlandais, Samak Sundarajev, qui a  annoncé en mai 2008 la possibilité de la création d’une telle organisation. En plus de la Thaïlande, l’organisation compterait sur participation du Vietnam, du Laos, du Cambodge et du Myanmar. Si l’idée peut paraitre intéressante, pour certains, comme le gouvernement philippin, l’annonce a vraisemblablement sonné une l’alarme.

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Par Camille Gaudreault

La Birmanie est dirigée d’une main de fer par la junte militaire au pouvoir. Les libertés sont très limitées et l’opposition au régime militaire est réprimée ou durement contrôlée. En 2003, les généraux Than Shwe (chef d’État) et Maung Aye (chef d’État-major de l’armée birmane) ont entrepris des opérations de diplomatie sur la scène régionale sud-est asiatique. En démontrant  une ouverture et une volonté de s’intégrer davantage à la région, ils ont marqué «une rupture de l’isolement stratégique» (Egreteau 2004) qui caractérisait la Birmanie jusqu’à lors. Toutefois, les objectifs du régime restent encore vagues. S’agit-il d’une réelle ouverture du régime qui permettra une avancée dans la voie de la démocratisation ou d’une simple façade pour légitimer le régime sur la scène régionale et internationale?

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Par Camille Gaudreault

L’Indonésie est l’État musulman le plus peuplé du monde. À la chute du Général Suharto en mai 1998, l’Indonésie a eu l’opportunité de s’engager dans la voie de la démocratie. Aujourd’hui, malgré des progrès, il y a toujours beaucoup de lacunes dans le système politique. Il est donc difficile d’affirmer que l’Indonésie est un État totalement démocratique.

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Par Pierre Fiola

À leur arriver au pouvoir le 19 septembre 2006, les militaires avaient promis de tenir des élections avant la fin de 2007.  Entre-temps, ils en ont profité pour augmenter leur influence  en instaurant une nouvelle constitution.  Le 20 août 2007, près de 56% des Thaïlandais votaient en faveur de cette constitution qui donnait plus de pouvoirs aux militaires, et diminuait le pouvoir de l’exécutif [1]. De plus, quelques jours avant les élections, les militaires faisaient adopter par l’Assemblée nationale, une nouvelle loi sur la sécurité intérieure.  Cette loi permet aux militaires de décréter des couvre-feux, de limiter la liberté de déplacement et d’encadrer les pouvoirs des responsables gouvernementaux quand ils jugent la sécurité nationale menacée [2]. « Cette loi c’est leur police d’assurance contre la victoire du PPP.  Ils n’ont même plus besoin d’organiser un nouveau coup d’État » estime Thitinan Pongsudhirak, analyste politique et éditorialiste du Bangkok Post [3].

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Par Aurélien Clément

En Thaïlande, le militarisme est ancré dans la politique depuis le renversement de la monarchie absolue  en 1932. Elle revêt une importance quasiment culturelle .  Au cours du 20e siècle, elle n’a pas eu  besoin de se préoccuper des conflits à l’extérieur du territoire national. Ceci lui a permis de se consacrer pleinement aux problèmes internes . L’Armée est une force quasi autonome et se pose en arbitre au niveau politique.

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Par Emmanuel Leroux-Nega

La construction de l’identité nationale malaisienne s’est faite dans un axe « soi » versus l’« autre » introduit par le régime britannique lors de la colonisation. Le « soi » étant les Malais musulmans et l’« autre » étant les populeuses communautés chinoises et indiennes. Or, les Oran Asli, communautés aborigènes malaisiennes vivant principalement dans des régions reculées, ne peuvent être incluses dans aucune des ces définitions. Leurs origines profondément malaisiennes ainsi que leur culture et religion spécifiques, les différencient des deux groupes. Ainsi, leur existence entraîne une tension identitaire chez les Malais qui ne peuvent les catégoriser comme « autres » tout en ne parvenant pas à les associer au « soi ». L’État malais, tout en entretenant et institutionnalisant les différences ethniques, vise l’intégration, voire l’assimilation des communautés Orang Aslis à l’ethnie malaise.

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